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Napoléon & Empire

Biographie de Napoléon Bonaparte
1. La jeunesse de Napoleone Buonaparte

L'enfance corse

Napoléon Bonaparte voit le jour le 15 août 1769 dans la maison familiale , rue Malerba à Ajaccio (Corse) . Il est le fils puîné de Carlo Maria (Charles-Marie) Buonaparte, avocat au Conseil supérieur de Corse, et de Letizia (Laetitia) Ramolino.

Le 21 juillet 1771, Napoléon est baptisé dans  la cathédrale  de la ville, porté sur les fonts baptismaux  par son parrain, le procureur Laurent Giubeca, et sa marraine, sa tante Gertruda Paravicini ; c'est son grand-oncle, l'archidiacre Lucien Bonaparte, qui lui confère le sacrement. Cette même année 1771 voit la famille Bonaparte reconnue comme noble par le Conseil supérieur de Corse.

Napoleone Buonaparte en 1788

Etudes et premières affectations

Le jeune Napoléon effectue son premier voyage en France métropolitaine en décembre 1778, pour être admis le 1er janvier suivant au collège d'Autun, en Bourgogne, où son père a pu l'inscrire après avoir obtenu une bourse d'études. En mai 1779 il intègre l'École militaire de Brienne  , qui prépare des enfants de la noblesse à la carrière des armes. Il y fait preuve de remarquables dispositions pour les mathématiques.

Il quitte cet établissement en octobre 1784, pour entrer à l'École royale du Champ de Mars , à Paris, dans la Compagnie des cadets gentilshommes.

L'année 1785 est pour Napoléon endeuillée par le décès de son père, vraisemblablement d'un cancer de l'estomac, qui laisse une veuve avec huit enfants et peu de revenus. A l'automne, Napoléon reçoit son brevet de Lieutenant en second et est affecté au régiment d'artillerie de La Fère, en garnison à Valence.

En 1786, un premier congé lui permet de rentrer en Corse, qu'il a quittée depuis près de huit ans. Il ne retourne à Paris que l'année suivante, pour réclamer une subvention due à sa mère pour une plantation de mûriers.

Le lieutenant Bonaparte rejoint en juin 1788 son régiment, en garnison à Auxonne, petite ville de Bourgogne.

Napoléon Bonaparte en 1792

Début de la Révolution et rupture avec Paoli. Toulon

En 1789, année troublée, il est chargé de réprimer des émeutes populaires dans la région, puis regagne la Corse où il participe à l'effervescence politique qui agite l'île. Il fait preuve à cette époque d'un nationalisme insulaire, soutenant l'action de Pascal Paoli avec qui il a une entrevue en juillet 1790, peu concluante.

De retour à Auxonne, Napoléon Bonaparte y est promu premier lieutenant en juin 1791 et transféré au 4ème régiment d'artillerie, à Valence. A l'occasion d'un nouveau congé, il intègre un bataillon de gardes nationaux d'Ajaccio, avec lequel il participe à des échauffourées qui l'obligent à rentrer à Paris en mai 1792 pour se défendre. Il est réintégré dans l'armée en juillet 1792, avec le grade de capitaine et envoyé à Ajaccio.

Sa rupture avec Paoli, dont les partisans mettent à sac la maison Bonaparte, l'oblige à fuir l'île avec les siens en juin 1793. Tandis que sa famille s'installe près de Toulon, Napoléon rejoint son régiment à Nice. Après une mission à Avignon, il se voit confier par la Convention le commandement de l'artillerie devant Toulon, avec le grade de chef de bataillon. Sous les ordres du général Jacques Dugommier, Bonaparte prend une part décisive à l'expulsion de la flotte anglaise grâce à ses talents d'artilleur. Il se bat aux côtés de futurs maréchaux ou généraux d'Empire, comme Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont, Jean-Andoche Junot, André Masséna, Louis-Gabriel Suchet ou Claude-Victor Perrin. Il est récompensé de ses hauts-faits par le grade de général de brigade.

Napoléon Bonaparte en 1795

De la chute de Robespierre au « Général Vendémiaire »

La chute de Robespierre lui vaut en août 1794 une courte captivité au Fort Carré d'Antibes  et la suspension de ses fonctions alors qu'il commande depuis mars l'artillerie de l'armée d'Italie et qu'il vient d'en rédiger le plan de campagne.

Au printemps 1795, à Marseille, Napoléon se fiance avec Désirée Clary, fille d'un riche fabricant de soie. C'est l'une des rares occasions où Joseph Bonaparte, lui-même époux de la soeur aînée de Désirée, montre la voie à son cadet. Plus tard, Napoléon refuse sa nomination comme général d'infanterie à l'armée de l'Ouest, intègre pour quelques semaines le bureau topographique du Comité de Salut public, propose de se rendre en Turquie pour y organiser l'armée... avant de voir son nom rayé de la liste des généraux employés.

En octobre 1795, Paul-François de Barras, général en chef de l'armée de l'Intérieur, lui confie le commandement des forces destinées à réprimer l'insurrection des sections royalistes à Paris ; secondé par Guillaume Marie-Anne Brune et Joachim Murat, Bonaparte vient à bout le 13 vendémiaire de quelques 25 000 insurgés. Cela lui vaut, outre le surnom de "Général Vendémiaire", le grade de général de division et le commandement en chef de l'armée de l'Intérieur.

Les campagnes d'Italie et d'Egypte
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Crédit photos

 Photos par Lionel A. Bouchon.
 Photos par Marie-Albe Grau.
 Photos par Floriane Grau.
 Photos par Michèle Grau-Ghelardi.
 Photos par Didier Grau.
 Photos par des personnes extérieures à l'association Napoléon & Empire.
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